BILLET D'HUMEUR DE ANNE ROUMANOFF - FEVRIER 2009
LA SAINT VALENTIN ? Pfft ! Quand j'étais célibataire, je détestais les 14 février. Je me souviens d'une fille qui gloussait : "Mon doudou me prépare une surprise pour la Saint Valentin." Et le lendemain : "Il m'a fait la totale, dîner aux chandelles, fleurs, gros câlin...", et elle guettait dans mon regard une admiration jalouse.
Beaucoup de couples s'engueulent pourtant le jour de la Saint Valentin : il y a l'homme qui oublie et la femme qui est déçue, il y a la femme qui est contre et l'homme qui est pour, il y a ceux qui essaient de fêter ça mais le champagne est tiède, l'homme boit trop et la femme fait la gueule. Heureusement, l'amour ne se résume pas seulement à un bouquet de fleurs une fois par an.
Cette avalanche de coeurs rouges et roses en chocolat, en papier, en photo, en boîte de bonbons, dans les magazines et les magasins, me soulève le coeur.
Pauvres fleuristes, qui n'ont pas attendu la récession pour être en crise : moins de mariages, beaucoup plus de divorces (mais on n'offre pas de fleurs), et toujours autant d'enterrements.
Maintenant, au XXIème siècle, on commande ses roses sur Internet, plus d'odeurs, plus de "Je préfère celle-là, s'il vous plaît", on clique sur une photo de bouquet, et on est débité...
Mon homme est distrait. Pour qu'il n'oublie jamais le 14 février, je dois déclencher une vaste campagne de sensibilisation à l'événement une semaine avant. Je fais ça par suivisme, au fond je suis un peu allergique à cette célébration guimauve dégoulinante de mièvrerie.
Cette année, je ne dirai rien. Je verrai bien s'il y pense. S'il oublie, ce n'est pas grave, mon homme m'a dit un jour : "Nous, on n'est pas amoureux, on s'aime."
Beaucoup de couples s'engueulent pourtant le jour de la Saint Valentin : il y a l'homme qui oublie et la femme qui est déçue, il y a la femme qui est contre et l'homme qui est pour, il y a ceux qui essaient de fêter ça mais le champagne est tiède, l'homme boit trop et la femme fait la gueule. Heureusement, l'amour ne se résume pas seulement à un bouquet de fleurs une fois par an.
Cette avalanche de coeurs rouges et roses en chocolat, en papier, en photo, en boîte de bonbons, dans les magazines et les magasins, me soulève le coeur.
Pauvres fleuristes, qui n'ont pas attendu la récession pour être en crise : moins de mariages, beaucoup plus de divorces (mais on n'offre pas de fleurs), et toujours autant d'enterrements.
Maintenant, au XXIème siècle, on commande ses roses sur Internet, plus d'odeurs, plus de "Je préfère celle-là, s'il vous plaît", on clique sur une photo de bouquet, et on est débité...
Mon homme est distrait. Pour qu'il n'oublie jamais le 14 février, je dois déclencher une vaste campagne de sensibilisation à l'événement une semaine avant. Je fais ça par suivisme, au fond je suis un peu allergique à cette célébration guimauve dégoulinante de mièvrerie.
Cette année, je ne dirai rien. Je verrai bien s'il y pense. S'il oublie, ce n'est pas grave, mon homme m'a dit un jour : "Nous, on n'est pas amoureux, on s'aime."
Source : Sélection du Reader's Digest.
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